Concert Café-Café avec Pierre Huwiler le 18 novembre 2017

Ne manquez pas de participer au concert organisé à La Lisière à Sâles le 18 novembre 2017 à 20h00. Un concert magnifique et grandiose puisqu’une centaines de chanteurs s’y produisent ainsi que des musiciens.

Réservez d’ores et déjà votre place par téléphone du lundi au jeudi entre 18h00 et 20h00 ou sms: 079/105 38 13 ou encore par courriel concertcafecafe@gmail.com

Après le concert, vous pourrez y déguster une soupe à la courge, planchettes et vous désaltérer. Nous vous y attendons nombreux et nous réjouissons de vous rencontrer. Tout le bénéfice sera versé en faveur de notre association.

Avis aux amateurs de rock

Un concert sera organisé le 9 décembre 2017 à la salle La Scierie à Maules dès 18h30. Jeff Nottage y a invité plusieurs groupes de rock. L’entrée est gratuite et notre association y tiendra le bar

Matthew, un beau nom mais une catastrophe pour Haïti.

Je vous écris pour vous donner des nouvelles de ce beau pays. Déjà affaibli par le tremblement de terre de 2010, le pays se relevait faiblement mais avec fierté de ce terrible « goudougoudou » ( tremblement de terre en créole). Les familles, bien que démunies par les éléments naturels, me disaient à chaque fois que je les croisais: nap kenbé, nou pap mouri (nous tenons debout, on est pas mort).

Maintenant que la vie reprenait le dessus, les gens, même péniblement, vivaient du mieux qu’ils le pouvaient avec fierté. Un nouvel incident naturel et tout est remis en cause. Que faire contre la nature? Rien, elle prend le dessus, elle donne ou prend comme elle le veut.  Elle foudroie des vies au passage. Des villages entiers détruits, des cultures rasées, des maisons envolées et écrasées. Le sud du pays n’existe presque plus. S’il n’est pas possible de stopper la nature, il est possible pour l’homme de se préparer, de se protéger. Mais pour cela, l’état et les communes doivent mettre en place des moyens et vérifier que les constructions de ponts ou maisons soient au normes et entretenus.

Ma famille qui me tient au courant des nouvelles données en Suisse, me dit qu’il y a environ 900 morts. Je ne peux bien sur pas m’avancer sur ce sujet, mais étant ici je peux vous dire que le bilan sera plus lourd. Tous les corps n’ont été jusqu’à ce jour pas tous retrouvés. De surcroit, le choléra et autres épidémies vont contribuer à alourdir ce nombre.

Pendant les 3 jours d’alertes rouge, nous ne pouvions pas faire venir les enfants au Centre. Trop dangereux au cas où le temps se serait levé. Les familles étant trop pauvres pour acheter de la nourriture, nous les avons fait venir au Centre. Nous avons été acheté de la nourriture sèche (riz, spaghetti, huile…) pour qu’ils tiennent jusqu’à la réouverture.

Heureusement sur Port- au- Prince nous avons été épargné. Nous avons eu des pluies ainsi que du vent pendent 3 jours. Les familles de nos enfants qui ont des habitations précaires ont eu de l’eau qui passait au travers des trous des toits en tôles. Ils sont arrivés un peu grippé au Centre. Nous avons acheté des vitamines et faisons au mieux pour leur donner une nourriture équilibré. Seulement, la nourriture avait déjà augmenté ces derniers mois à cause de la montée fulgurante de la monnaie local (la gourde). Actuellement, avec les dégâts causés, les cultures étant détruites, je n’ose pas imaginer ce que cela va produire sur l’inflation. Nous sommes dans le questionnement le plus total sur ce que nous allons devenir. Arriverons nous à rester ouvert? Nos enfants pourront ils continuer à venir au Centre pour apprendre et avoir 2 repas par jours. Je sais pertinemment que vous devez être sollicités de toute part, seulement je me dis que 2 .- par jours est une somme dérisoire en Suisse. Sur un an cela donne 720.- et je peux vous dire que cela fait beaucoup ici. Je viens vers vous, pas pour moi, mais pour eux. Ce n’est pas facile pour moi de vous demander cela en sachant que vous nous suivez depuis 2010. Seulement en vivant ici, en recevant toutes ces demandes, je dois à chaque fois me torturer en me questionnant: laquelle et la plus urgente, la chose n’est pas évidente.

 

Bien à vous, Mady

 

Une envie... des préparations... 3 mois de rayons de soleil !

Bonjour à tous,

Je me présente, je suis Aurélie. J’ai réalisé un de mes rêves : partir dans

l’humanitaire.

Grâce à un hasard, j’ai eu la chance d’atterrir le 1er février 2016 à Port-au- Prince pour

vivre trois mois dans un pays connaissant une forte pauvreté et en étant bénévole au

centre CAJEDD.

Les premiers jours, ont été partiellement difficiles, déjà les températures et le climat

sont différents…les heures de décalage, la séparation avec ma famille…et de

découvrir la réalité d’un pays pauvre… . L’accueil des employés et des bénévoles du

centre et surtout celle des enfants m’ont permis de vivre un séjour juste magique.

J’ai eu de la chance de vivre dans une maison où j’avais ma propre chambre avec

un lit, une cuisine bien équipée, une salle de bains privée. Oui, les enfants ne vivent

pas dans ces conditions de luxe comme j’appelle…

Cette maison était le centre où les enfants viennent le matin pour apprendre

quelques bases d’écoles et que les écoliers puissent venir l’après-midi pour faire

leurs devoirs. L’établissement est bien équipé, une cour pour que les enfants

puissent jouer dehors, deux salles pour donner les leçons et faire les bricolages et

une salle de bain.

Les employés du centre ainsi que les bénévoles ont été adorables et très protecteurs

envers moi. Que dire des enfants ? Ils sont juste magnifiques. Même s’ils sont des

petits terribles, ils sont tellement attachants. Mon travail au centre consistait à donner

des bases scolaires spécialement à deux enfants et aider pour les devoirs aux

écoliers.

L’organisation des journées est bien construite, le fonctionnement et les règles du

centre sont adéquats. Je trouve juste formidable, qu’en plus que les enfants puissent

venir apprendre les bases scolaires, deux repas leur sont offerts. Oui, car à la

maison, les trois repas par jour n’existent pas. J’ai pu le voir car après une semaine

de vacances, les enfants étaient plus faibles et réclamaient à manger. Je n’ose

même pas imaginer après les grandes vacances d’été.

Les leçons se sont bien passées malgré mes deux têtes de mules. La patience, la

motivation et la sollicitation ont été très importantes. A la fin de mon séjour, j’ai été

fière et très touchée par ces deux petits terribles qui m’ont prouvé qu’ils avaient

évolué pendant mon séjour. Je me suis dit que ma patience et ma persévérance ont

été fort récompensées.

Je suis très touchée car j’ai réalisé que je ne leur apportais pas uniquement des

apprentissages mais je leur apportais de l’affection, du respect, de l’encouragement

et de la sollicitation. Toutes les personnes et enfants m’ont apporté tellement de

choses que jamais j’aurais pu le découvrir en restant en suisse : vivre et profiter du

moment présent, que le moindre cadeau est juste magnifique et surtout qu’un sourire

est le plus beau des cadeaux.

Je peux confirmer que vos dons sont utilisés à bon escient. Grâce à vous, aux

comités suisse et Haïtien, vous permettez à des enfants de manger, de faire des

apprentissages scolaires, à certains d’aller à l’école (parrainages scolaires), aux

enfants et à leur famille d’accéder aux médecins ou aux hôpitaux quand ils ont

besoins (aide urgence).

Je profite de remercier toutes les personnes qui m’ont aidées dans les préparatifs

pour ce voyage magique. Merci spécialement à Lisiane pour m’avoir motivé et

m’avoir aidé dans mes démarches.

Un grand et énorme merci à Mady et Abbacy pour l’accueil et tout ce qui va avec.

MERCI

Jamais j’oublierai ce voyage, ces personnes et ces enfants !

Journée récréative à la mer

Nous avons souhaité réitérer la sortie annuelle tant appréciée et avons offert une journée récréative à la mer à nos petits diables.

Pour ceci, nous avons fait appel au même chauffeur de bus que l’an passé en espérant que le bus soit un peu plus confortable (moins délabré). Une fois qu’il m’ait assuré du bon état de son bus, nous avons conclu de la date et du prix.

Pour le repas, Vénéli, notre responsable intendante, a prévu de faire du poulet grillé, du riz petits pois et de la salade. Nous avons acheté des limonades, de l’eau et des bières pour les adultes, bien-sûr et de la glace pour tenir tout ça au frais.

Nous avons fait un petit mot pour les parents afin qu’ils mènent leurs enfants à 7h au centre, en leur précisant de ne pas leur faire de déjeuner et d’arriver à l’heure sous peine qu’ils ne trouvent pas de spaghettis pour déjeuner. Comme l’an passé, nous avons attendu sur des retardataires… Je leur ai expliqué que le bus partirait à 8h, avec ou sans eux…. Pas besoin de vous dire que certains étaient déjà présents à 6h30…

Quel bonheur ! Le bus était rempli et prenait la route à 8h15… Avant de partir, la prière fut réclamée par les parents pour garantir un bon trajet. Les enfants chantaient avec entrain sous la baguette de Mme Rose-Andrée notre institutrice de la petite enfance. Pour ma part, vu que le bus manquait un peu de place pour tous (48 enfants, 11 accompagnateurs ainsi que nourriture et boissons), j’ai chargée la voiture de 3 personnes, de nourriture et de boissons.

En chemin, il nous fallait bien-sûr deux-trois aléas pour que ce soit une journée haïtienne normale ! Le premier fut un pneu crevé. Heureusement en ville avant de prendre de la vitesse (30 minutes pour le changé et réparer l’autre).  Le deuxième, un blocus (bouchon) entre Carrefour (sortie de Port-au-Prince) et Gressier (village qui suit). Pour en rajouter une couche, la policière de garde à Gressier, nous colla une amende, faute d’avoir oublié une attestation autorisant les sorties en groupe de la part de la police.

Après 3h de route nous arrivâmes enfin à Grand Goave. Ville de province sur la route du sud à environ 1h30-2h de Port-au-Prince. Les enfants se sont vite déshabillés et mis en condition « mer » : caleçon de bain pour certains et slip pour d’autres.

Cette plage est vraiment sécuritaire pour aller avec des groupes d’enfants, il y a une grille fermée à clé que nous pouvons gérer pour ainsi avoir l’esprit tranquille.

Par contre, une fois que vous êtes avec un petit groupe sur la plage de cailloux, c’est moins tranquille. Comme les 3/4 ne savent pas nager et ont peur de l’eau, il faut avoir l’œil partout. Pour leurs apprendre à gérer leurs peurs, Aurélie (la bénévole) et moi, leur avons appris à mettre la tête sous l’eau, pas sans mal, et leur avons fait faire la planche dans nos bras. Pour certains, les doigts dans le nez et pour d’autres avec de l’eau dans le nez ! Mais tous ont eu du plaisir et étaient fiers d’eux.

Pendant que les enfants faisaient leur première baignade, Vénéli, Marguerite et Genèse préparaient les assiettes du repas. Dîner vraiment apprécié par tous. Après le repas, les employés du centre et les bénévoles ont profité d’un bain de mer seul afin d’en profiter un maximum. Par la suite, retour à la mer par groupe pendant que les autres faisaient des activités danse et chant derrière les grilles.

Il a fallu batailler pour les faire se doucher et s’habiller vers 14h30 pour que tout ce petit monde soit dans le bus à 15h30 pour la rentrée!!! Pour le retour, tout se passa très bien, sans aléas haïtien sur le trajet. Les parents étaient présents à l’heure pour récupérer leurs chérubins et les enfants tellement excités de tout leur raconter qu’ils en oublièrent de dire au revoir.

Une journée mémorable pour tous, revigorante et magique pour les enfants et magique pour nous. Ce genre de journée, nous remémore toute l’importance de notre travail. Nous nous endormons fatigués et fiers de nos petits diables.

A bientôt pour de nouvelles aventures, Mady

 

 

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Spectacle du 5 décembre 2015

C’est avec beaucoup de joie et un  certain optimisme que nous avons présenté au public le spectacle à « La Lisière » à Sâles.

En effet, avec les soirées chargées en événements du mois de décembre, le succès de participation à notre spectacle n’était pas couru d’avance, malgré un programme des plus alléchants.

Après un petit apéro en guise de bienvenue, le fameux « Bouillon », avec ses gags en continu, nous a fait l’honneur de débuter la soirée.

Après 30 minutes de rires, place aux accordéonistes de Marsens qui nous ont présenté un extrait de leur magnifique spectacle tout en mouvements et en airs enchanteurs.

Nos spectateurs ont ensuite pu se délecter des chansons coquines de « Jamais le dimanche », extrait du programme de « Poya Sutra ».

Enfin, le choeur Evasion de Semsales a enchanté le public avec un tour de chansons actuelles.

Toutes ces prestations étaient entrecoupées d’une pause permettant aux gens de combler un petit creux avec une raclette ou une pâtisserie maison, sans oublier les petites soifs. Une équipe de bénévoles, que le comité remercie sincèrement pour leur aide, était sur pied de guerre pour servir tout ce monde.

Cette soirée a connu un joli succès et le bénéfice engendré permettra à l’équipe sur place à Port au Prince, de poursuivre leur travail éducatif et d’apporter l’aide nécessaire  à une cinquantaine de jeunes enfants des rues.

Nouvelles du Centre: année 2014-2015

Bonjour à tous ceux qui nous suivent. J’aimerais déjà m’excuser de ne pas avoir donné de nouvelles plus vite. Le temps passe si vite, en plus certains qui sont venus nous trouver pourront vous le dire, les journées sont peut être magnifiques sous le soleil d’Haïti mais aussi fatigantes avec nos enfants turbulents….

Je peux déjà vous assurer que vos dons sont utilisés à bon escient. Non seulement les enfants sont heureux de venir au Centre, avoir un, voire deux repas avec des légumes, de la viande et des jus, chose qu’ils n’ont souvent pas chez eux par faute de moyens. Avoir des activités lucratives et pédagogiques afin qu’ils puissent apprendre et évoluer. Cette année, au nombre de 43, on a pu constater les progrès de ceux qui étaient déjà présents la première année. Ils se sentent aussi plus en confiance, donc un peu plus turbulents, mais comprennent leurs punitions quand ils vont trop loin…Les parents sont heureux de voir leurs progrès et vous remercient, car ils savent pertinemment qu’en cas de maladie, sans ces soutiens, ils ne pourraient pas soigner leurs enfants.

Les demandes d’inscriptions sont nombreuses et nous ne pouvons bien sûr pas toutes les accepter. Nous avons une liste d’attente, qui s’allonge et nous sentons bien le désarroi des parents qui doivent attendre. Pour cet automne, comme notre quotta est de 50, nous allons pouvoir accueillir 8 nouveaux enfants. En effet, un des jeunes qui vient depuis un an a 15 ans, donc il ne pourra plus avoir le même soutien que par le passé et va céder sa place à un autre. Il continuera à venir mais comme accompagnateur bénévole pour soutenir les instituteurs et donner des leçons au plus petits. Le but du Centre est aussi de susciter l’entraide Haïtienne, qui était plus présente par le passé, afin qu’elle reprenne le dessus. En agissant ainsi et en leur parlant, ils comprennent l’importance de cette entraide. Les plus grands, qui sont actuellement dans le Centre, commencent déjà à faire, soit la lecture aux plus petits, répéter leurs leçons, soit aussi à les aider à manger, à aller aux toilettes, etc…. Nous voyons peu à peu les choses évoluer et ceci est un grand pas en avant dans ce but que nous nous sommes fixé.

Pour cette année, nous avons eu la chance de rencontrer certaines personnes, dont le directeur de l’OIF qui se trouve être Suisse. Il nous a invités à participer à une journée en leurs locaux pour fêter la Journée de la Francophonie. Les enfants étaient aux anges. Il y a eu des petits concours de lecture et d’épellation pour les plus grands et des concours de peinture, dessins et collage pour les plus petits. Il y avait 2 équipes, notre Centre évidemment et une école de Pétion Ville. L’école a gagné les concours pour les plus grands, mais nos « petits monstres » ont gagné le leur. Ils sont tous repartis avec des petits cadeaux quand même. Ils ont aussi fait venir une équipe théâtrale pour leur donné un spectacle et ont eu droit à un petit goûter. Cette collaboration avec l’OIF nous a fait rencontrer une autre personne qui travaille à l’alliance française. Ils organisent sur Haïti des soirées cinéma gratuites. Nous avons donc pu, avec eux, organiser une soirée sur la place de sport du quartier, soirée que nos enfants ainsi que toutes les personnes de la zone ont tellement apprécié qu’ils en réclament encore…. Le film était « Belle et Sébastien », dernière version. Lors de nos journées à l’OIF pour l’organisation de la Journée, nous avons fait connaissance de plusieurs jeunes Haïtiens qui, eux aussi, ont une petite association pour soutenir les plus défavorisés. Ils nous ont téléphoné, afin que l’on puisse profiter d’une clinique mobile. Ils connaissent un médecin, qui a décidé de donner un peu de son temps. Ils sont déjà venus un samedi voir nos enfants et nous allons continuer à les suivre ensemble une fois par mois.

Cette année, nous avons eu quelques petits accros avec certains des plus turbulents. Un de nos enfants par exemple, Zalès, n’a pas trouvé mieux que de tomber d’un toit. Pas du nôtre heureusement! Eh oui, ce jeune homme de 8 ans jouait avec une simple petite élastique. Ces tirs n’étant pas trop bon, l’élastique a été atterrir sur le toit de la maison où il habite. En voulant aller la récupérer, il a sauter d’un toit à l’autre et …. il a atterri à environ 4, 5 mètres plus bas à plat ventre sur le sol, la tête sur la 1ère marche d’escalier. Cela s’est passé le soir, sa maman est venue au Centre avec lui, mais nous étions absents malheureusement. Elle a dû faire 3 hôpitaux avant qu’enfin on s’occupe de cette urgence… Il a eu une chance folle mais était quand même bien amoché. Dans cet hôpital que je n’ose pas citer, ils lui ont juste recousu la lèvre et ne se sont pas occupés du plus important, ses dents… ils ne lui ont même pas fait passé de radio de contrôle. Ils lui ont seulement demandé si le petit avait perdu connaissance. Quand j’ai eu connaissance du problème 2 jours plus tard, je me suis rendue avec eux dans un hôpital digne de ce nom. Le problème qui se passe surtout en Haïti, est que pour faire des examens, il faut payer avant et souvent les parents n’ont pas l’argent nécessaire. Il est vrai qu’ils ne connaissent aussi souvent pas ceux qui sont, soit les meilleurs ou qui ont des urgences gratuites. Même si les urgences sont gratuites dans certains, les examens eux, non. Nous avons été reçus par la dentiste, qui nous a dit que si le petit était venu le jour même elle aurait pu sauver ses 2 dents. Sa tête ayant atterri sur la marche d’escalier, 2 dents se sont enfoncées dans la gencive. Elle a pu en ressortir une, mais l’autre a été arrachée et elle n’a pas pu la replacer, car Zalès était tellement apeurer, qu’il se débattait trop. Sa maman et moi devions le tenir, car même si l’anesthésie faisait effet, la peur des appareils était trop grande à gérer pour lui. 2 jours après, il vient au Centre avec sa maman, qui devait presque le porter. Il n’avait plus de force et avait mal un peu partout. Nous sommes retournés aux urgences de cet hôpital pour faire des radios, qui ne montraient heureusement rien d’anormal. Ce qui s’est passé, c’est qu’il a fait une infection sur la suture qui avait été faite dans le 1er hôpital. Les infirmières ont dû à nouveau le martyriser, mais pour son bien. On entendait ses cris jusqu’à l’extérieur avec sa maman. Mais déjà le soir il se portait mieux. Il a même pu assister à la séance de cinéma avec pour ordre de rester avec un morceau de tissu propre sur sa bouche pour éviter la poussière et une réinfection. Il va à nouveau mieux, tellement qu’il recommence à faire des bêtises…. ah les enfants…. Nous en avons un autre qui a rien trouver de mieux à faire que de jouer dans la cour à pieds nus et s’est arraché un bout d’ongle du gros orteils. Pour cela, la pharmacie de secours à suffit. Nous avons aussi eu une petite frayeur avec Naïka, petite fille de 6 ans, qui a le poids et la taille d’un enfant de 3 ans. Elle a eu de la fièvre pendant 5 ou 6 jours, nous l’avons fait hospitaliser et après avoir suspecter la scarlatine, la rougeole, les médecins se contredisaient un peu et ne nous donnaient pas vraiment de détails… quoi qu’il en soit, elle est ressortie en meilleure forme grâce aux médicaments, mais nous ne serons jamais au courant de ce qui s’est vraiment passé…. Olivier, un autre de nos petits gars de 7 ans a fait une fièvre assez importante pendant 8 jours. Nous l’avons fait hospitaliser 6 jours. Nous avons été faire plusieurs examens. La plupart des examens de sang ont pu être faits à l’hôpital où il se trouvait, mais pour 2 d’entre eux, j’ai dû me rendre à moto dans un hôpital qui se trouve assez loin pour les faire analyser. Pour la radio, comme leur appareil était en panne, j’ai dû prendre le petit sous le bras et aller la faire ailleurs… Depuis qu’il est sorti il se porte mieux. Nous l’avons pris au Centre pour dormir avec sa maman les deux 1ères nuits, car vu où ils logent, il n’aurait pas pu se remettre correctement. Vous dire ce qu’il a eu?… Nous attendons encore le compte rendu des médecins et devrons encore attendre 2 semaines, il paraît, pour l’avoir. Il est clair que le plus important est qu’il aille mieux. Mais je peux vous dire que par moments, on se sent démuni face à certaines choses dans ce pays.

Comme vous pouvez le constater, nous essayons de faire le maximum, mais ne pouvons malheureusement des fois pas tout gérer. Aider les parents dans leurs problèmes, non, mais les soutenir afin que leurs enfants soient au mieux de leur forme et puissent grandir le mieux possible, oui, dans certains cas. Nous aimerions pouvoir faire plus pour ces enfants, les voir évoluer et grandir avec le moins de tracas ou de maladie possible. Mais pour ceci, il nous faudra attendre d’avoir les épaules plus larges et un peu plus de moyens financiers, car tous ces frais médicaux coûtent de plus en plus cher en Haïti. Le dollar est en train de grimper et affole la population, qui voit les marchandises augmenter avec. Comme ils ont souvent que juste assez d’argent pour se nourrir, se soigner reste un de leurs soucis et cela est compréhensible et louable pour des parents.

Autre nouvelle qui nous réjouit. Avec le temps, nous avons déjà pu énormément parler avec les parents qui frappaient leurs enfants, pratique malheureusement encore trop présente en Haïti. Ceux avec qui nous avons parlé ont déjà vu une différence avec le caractère de leurs enfants, quand ils ne les frappaient pas, mais leur parlaient et leur donnaient d’autres punitions. Vous rappelez vous le petit, dont je vous ai parlé dans un autre article, qui m’avait mordu jusqu’au sang. Depuis qu’il est au Centre et que ses parents ne le frappent plus, je ne dirais pas que c’est devenu un ange, mais presque. Même ses parents m’ont avoués, qu’ils voient une nette différence à la maison et reconnaissent que le frapper n’était pas ce qu’il y avait de mieux.

Nous avançons à petits pas, mais ces petites victoires nous renforcent dans l’idée que chaque jour que dieu fait, ces enfants évoluent et avancent, apprennent un peu plus à la place de stagner dans la rue et de faire des bêtises. Encore une fois, tout ceci est grâce à vous, vous qui nous suivez et qui continuez à nous soutenir dans cette action.

 

Un tout grand MERCI

 

Mady

Concert à l'église St Pierre aux Liens de Bulle

Un concert réunissant trois choeurs dirigés par Michel Corpataux a été organisé à l’église de Bulle le 8 février 2015.

Le « Choeur des Armaillis de la Gruyère », « La Chanson du Pays de Gruyère » et la »Concorde de Riaz » nous ont offert un magnifique concert. La quête à la sortie a permis de récolter une jolie somme versée en faveur de l’association.

Un immense merci aux chanteuses et chanteurs pour leur belle prestation.

Une réouverture réussie

Ce fut une joie de revoir les anciens et de connaître les petits nouveaux le lundi 15 septembre. Ils m’avaient confectionné une pancarte marquée (bon retour Mady avec pleins de baisers) et bien sûr pleins de dessins. L’équipe était au complet prête pour une nouvelle année. Les retrouvailles furent émouvantes.

Après mon départ pour la Suisse en mars, le Centre a continué son petit bonhomme de chemin jusqu’à sa fermeture fin juin pour les vacances scolaires.

Ils ont fait venir les enfants pour 4 journées récréatives durant cette période (2 samedis en juillet et 2 samedis en août).

Pour la réouverture début septembre, ils ont fait un super travail, surtout que le nombre d’enfants a considérablement augmenté. L’an dernier nous en avions 34 et cette année nous avons atteint notre quotta de 50 enfants. Il faut préciser que parmi les nouvelles arrivées, il y en a 2 ou 3 qui sont de vrais  » petits adorables monstres « . Nos deux enseignants ont donc eu un sacré mérite vu le nombre d’enfants et la masse de travail supplémentaire. Quelle patience…

A mon arrivée mi-septembre, j’ai pu constater  que les journées étaient restées aussi bien structurées que l’an passé et que les choses mises en place fonctionnaient toujours plus ou moins bien. Un des inconvénients avec un plus grand nombre de petits le matin (entre 20 et 25 selon les jours), est qu’il faut arriver à leur apprendre (pour les nouveaux) et réapprendre (pour les anciens) à rester en ligne pour le lavage des mains sans se disputer, se bousculer, se pincer ou se mordre et de rentrer en silence dans le Centre.  Dans l’ensemble cela se passe plus ou moins sans problème mais ils restent des enfants, qui ne reçoivent pour la plupart  non pas une éducation à la maison mais plutôt des coup de ceinturons, donc plus difficile à gérer.

Par exemple, un des nouveaux (un des 2 jumeaux de 3ans) se disputait lors de la distribution des nounours un matin avec son frère, il ne voulait pas attendre son tour. Rose-Andrée (l’institutrice de la petite enfance) m’a appelé pour l’aider car elle ne pouvait pas gérer les deux. Je l’ai donc pris pour me rendre à l’extérieur afin de lui expliquer d’attendre un moment. C’est un enfant qui ne veut pas écouter et qui ne tient pas en place. Tout en essayant de le calmer, je me suis rendue compte que cela serait difficile. Il a décidé de retourner à l’intérieur , pour cela il m’a mordu jusqu’à l’os au bras. Nous avons appelé ses parents qui sont venus le chercher. Nous nous sommes entretenus avec les parents afin qu’ils ne le frappent pas, mais qu’ils trouvent un moyen tout en parlant avec lui qui ferait qu’il comprenne. Ils ont dû avoir une bonne discussion avec lui, car même s’il reste turbulent par moment il se comporte beaucoup mieux.

Ce qui m’a le plus choqué et fait de la peine en arrivant, a été de voir les enfants arrivés tout maigre après 2 mois d’été à la maison.  Ce qui me conforte dans l’idée que ce que nous avons mis en place avec ce Centre est une très bonne chose pour les enfants défavorisés. Nous sommes retournés avec plusieurs enfants voir le pédiatre. En lui expliquant cela, elle nous a donné une recette de lait enrichie qui agit conte la malnutrition. Cela se compose de lait, d’huile et de sucre  brun. Nous avons complété cela en achetant des médicaments contre les vers qui affaiblissent les enfants.

Nous vous remercions encore et encore de continuer à nous suivre et soutenir ce projet afin que ses enfants restent en pleine forme et puisse continuer a apprendre au mieux.

Mady

 

16 ANS PLUS TARD DE RETOUR AU PAYS

Le vendredi 18 avril 2014,  je m’envole pour passer une semaine à Port-au-Prince. Je vais retrouver les gens, les lieux que j’ai quittés il y a… 16 ans.

En sortant de l’avion, la chaleur me confirme que je ne me suis pas trompée de destination!!! La journée, il fait entre 35 et 40 degrés, la nuit est légèrement moins chaude.

Une bonne partie de la ville de Port au Prince, assaillie par le séisme de 2010, a été démolie. Quelques bâtiments pas encore reconstruits indiquent l’ampleur du tremblement de terre. C’est une ville qui se relève petit à petit. Des immeubles se bâtissent, des bâtiments se rénovent et des routes se contruisent, ce qui améliore la circulation. Une ville plus propre qu’avant, les tas d’ordures sont évacués par un service de voirie.

En me promenant, je remarque que les gens sont indifférents à ma couleur de peau, ils ne m’interpellent pas en me criant « blanc, blanc, blanc ». Je pense qu’il y a eu tellement de secouristes étrangers après le séisme que le peuple Haïtien s’est habitué à côtoyer des blancs, ils sont moins surpris de voir des étrangers autour d’eux.

Le social s’est beaucoup développé, il y a des centres de distribution de repas pour quelques gourdes (centimes). Les enfants traînent moins dans la rue, ils sont placés dans des foyers. Les Haïtiens que en ont les moyens peuvent faire une assurance maladie, ce qui est nouveau

J’ai fait la connaissance avec le comité Haïtien et le personnel. Des personnes de confiance, soucieuses de bien faire et dévouées pour le centre. L’accueil a été très chaleureux.

La maison qui abrite le centre de jour est spacieuse avec un certain confort. Elle est constituée de grandes pièces qui sont nécessaires pour accueillir  environ 40 enfants de 3 à 13 ans chaque jour. Tout l’espace est bien utilisé. Les arbres et les plantes qui ornent la cour d’entrée la rende accueillante. Elle est sécurisée par un grand portail d’entrée et fermée par un mur qui entoure la maison.

Les enfants sont venus me souhaiter la bienvenue le lundi de Pâques. L’école commençait le lendemain. Ils se sont tous présentés à moi. Je leur ai distribué les jeux, les livres que j’avais amenés. C’était la fête pour tout le monde… Mardi matin, j’ai participé à une journée d’école. Le programme est structuré, le cadre est bien défini et la discipline est respectée.

Je peux témoigner que l’argent envoyé a permis l’ouverture du centre et que le projet mis en place est à la hauteur de notre espérance. Un tout grand bravo à Lisiane,  Mady et à Aurélie pour la mise en place de cette structure, c’est un sacré beau boulot!!!

J’ai eu beaucoup d’émotion et de plaisir à revoir les personnes que j’ai côtoyées lors de mon 1er séjour. J’ai eu la surprise de revoir des endroits, des lieux transformés et bien aménagés. Mais la misère est toujours présente et ça, j’espère de tout coeur que lors de ma prochaine visite, je ne le reverrai plus!

Gene

Une fête de Noël réussie

Quelle belle fête nous avons eue!

Les enfants et les parents étaient tous au rendez vous pour passer une journée inoubliable… Ils sont arrivés presque tous pour l’heure prévue. En attendant que tout le monde soit présent, nous avons distribué des boissons et mis de la musique pour passer le temps. Mes parents étaient heureux d’être présents pour assister à leur bonheur….

Les cuisinières ont été à l’œuvre depuis 7 heure le matin afin que le repas soit une réussite… Et ce le fût.. Au menu: viande de cabri, riz, salade de pomme de terre et carotte rouge, gratin de pâtes et bananes pesées. Pour le dessert mes parents ont voulu offrir un gâteau afin que le repas se termine en beauté. Tout le monde s’est régalé…

Par la suite nous avons reçu le père noël, bien sûr. Afin qu’il soit parfait, une amie suisse nous a acheté un magnifique costume de père noël que mes parents ont pris dans leurs valises. Il a été à la hauteur des espérances des enfants. Tous les  enfants ont été à tour de rôle sur ses genoux et il leur a parlé des choses à améliorer cette année, ou les a félicité pour leur comportement. Après sa petite leçon de moral, il leur a donné leurs cadeaux de noël. Ils étaient aux anges, soit une barbie pour les petites filles, un bijou pour les plus grandes et une voiture pour les garçons.

Quatre de nos grands garçons nous avaient préparé un petit théâtre en créole (de vrais comiques qui ont du talent…) et quatre filles nous ont fait une belle danse.

Après nous avons distribué pour chaque famille des sachets de riz et du chocolat suisse.

De nombreuses personnes qui savaient que mes parents venaient pour les fêtes ont donné beaucoup de matériel scolaire, de souliers et des habits que ma maman a eu la joie de leur faire essayer. Nous remercions encore tout le monde pour ces 4 valises et le soutien continuel.

Nos enfants vous envoient leurs meilleurs vœux et des milliers de bisous.

Mady